Bon ben, puiske myspouf is buging, je poste ici le premier chapitre de mon nouveau roman. Comme sur myspace les gens,
commentez et faites tourner! Enfin bon... si vous faites vraiment comme sur myspace... je suis dans la merde niveau affluence! M'enfin..
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CHAPITRE 1.
15 mai. 20 heures 30.
« Reprends un peu de haricots mon chéri. » Le femme sans attendre la
réponse de son fils lui ressers une bonne assiette de légumes. Yvain, n’ose pas refuser mais regarde son assiette médusé et répond : « Maman, ça va, je n’ai plus faim.
-Mais si mange. Tu es tout maigre ! » Tout maigre… A chaque fois il fallait qu’elle dise ça… Chaque lundi soir quand il allait voir ses parents, Yvain y avait droit. Ce n’était certes pas un athlète mais de là à le trouver maigre… non… il était… mince. Juste mince. « Je sais que tu te nourries de ta foi, repris la femme, mais bon… La nourriture euh… comment déjà… spirituelle ça suffit pas ! » Le père, un homme qui n’avait jusqu’alors pas levé le nez de son assiette bougonna : « Sa foi. Tu parles ! Mon fils curé. Ca je m’y ferai jamais je crois… »
Yvain avait beau savoir que son père désapprouvait ce choix, il n’aimait pas le décevoir. Il aurait dû être avocat ! Un grand avocat ! Mais voilà, sept ans plus tôt, au décès de son grand père, un homme au fort caractère qu’il aimait et admirait, il s’était senti démuni et seul… inconsolable. Et puis, après l’enterrement, il avait beaucoup parlé au prêtre qui avait officié et avait finalement choisi de devenir, lui aussi, prêtre. Cet homme lui avait apporté tant de réconfort et d’aide. Dieu lui était alors apparu comme le seul choix logique, lui permettant ainsi de soulager son âme meurtrie et d’aider les autres à affronter leurs peines.
C’est sa mère qui a le moins mal pris la chose. A priori la seule chose qui la dérangeait dans cette histoire était qu’elle ne marierait jamais son fils unique, et qu’elle n’aurait jamais de petits enfants. Son père lui, s’était vraiment énervé. Il ne lui avait plus parlé pendant deux jours. « Et qui va reprendre la ferme ? C’est pas être curé qui te fera manger ! Etre au milieu des incapables et des bourgeois qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie ! » Mais bon, ce n’était pas un mauvais bougre et même s’il ne manquait pas une occasion de râler, il aimait son fils et pouvait tout lui pardonner… « comme un bon chrétien » ne pouvait s’empêcher de penser Yvain en souriant.
En fait, la personne qui avait le plus mal vécu ce choix de vie c’était Carole, sa fiancée. Ca faisait 2 ans qu’ils étaient ensemble, ils s’étaient rencontrés à la fac et paf, six mois plus tard, le coup de foudre ! Bon, ça faisait quelques temps que les choses dégénéraient entre eux. Arrivée à 23 ans, elle avait voulu un bébé, pas lui, ça créait des tensions constamment entre eux. Il s’était dit qu’en la demandant en mariage ça calmerait les choses…
« A quoi tu penses, manges mon bébé, ça va être froid !
-Maman, j’ai 31 ans, tu crois pas que tu pourrais arrêter de m’appeler comme ça ?
-Ecoute mon fils, tu as 31 ans mais même quand tu en aura 50, tu sera quand même mon bébé ! » Il ne pu s’empêcher de sourire et fini son assiette.
Quand le repas fut fini, Aimé, le père prépara le café pendant que Jacqueline, la mère allait faire la dernière traite. Yvain débarrassa la table et amena le service à café devant la télé qui diffusait en sourdine un téléfilm français avec une petite blonde ange gardien. « Comment peut-on regarder ça ? » se demanda le jeune homme. A coté de lui, son père bourrait sa pipe, comme tous les soirs. Yvain détestait cette odeur mais que pouvait-il dire ?
Une heure plus tard, Jacqueline revint s’asseoir avec sa famille et ne pu s’empêcher, comme chaque lundi soir, de demander : « Mais dis-moi Yvain, tu es sûr que ça ira demain ? Je veux dire, tu te lèves tôt et ton travail… » Et comme chaque lundi, son père s’énervait et commençait à ruminer : « Et qu’est-ce que t’as eu besoin d’aller là dedans ? Curé déjà j’avais du mal mais là… Tu t’occupe de gens qui ne le méritent pas et tu te met en danger !
-Oh papa… ça va, c’est qu’une maison d’arrêt pas l’île du docteur Moreau !
-Et s’ils sont là tous ces gens c’est parce que ce sont des anges ?
-Non bien sûr, ils ont commis des méfaits, mais qui n’a jamais pêché ?
-Oh et pis arrête de parler comme un bouquin ! Tu m’agaces ! » Et comme chaque lundi Aimé allait finir sa pipe dehors en lisant le journal régional.
La discussion avec sa mère repris calmement et ils évitèrent soigneusement d’aborder le sujet. Enfin, Yvain alla se coucher. Mardi il retournerait travailler, s’occuper des âmes en peine. Et la semaine suivante, il reviendrait passer la journée à la ferme familiale.
16 mai. 03heures 20.
« Elle était bien cette soirée hein ? » L’homme parlait fort pour couvrir le son de la radio et du moteur. Il faisait nuit et la route de campagne défilait devant eux depuis un moment, proposant à Marc et Nathalie le même paysage noir d’arbres et de buissons. La jeune fille, ses cheveux blonds lâchés et le regard un peu fatigué répondit : « Oui c’était sympa. J’aime bien la copine de Stefan, elle est marrante… coiffeuse mais marrante. » Marc rit. Il aimait quand sa compagne était cynique. Ils étaient ensemble depuis… Il n’aurait su dire combien de temps, mais il aimait sa façon d’être, sa façon de rire aux blagues de ses copains, sa façon de regarder des soaps à la télé en croyant que les comédiens savaient jouer et de critiquer après des vrais acteurs sous prétexte que « Nan mais Lucchini il est cinglé hein ! », sa façon de se maquiller, sa façon de lui faire l’amour… C’était ça qu’il préférait. Bien sûr, on ne pouvait pas dire qu’elle ait beaucoup de conversation mais de temps en temps elle sortait une phrase bien piquante qui le faisait toujours rire.
Après quelques temps de silence à écouter la radio sans rien se dire, ils approchèrent enfin de la ville. Peu après le panneau qui annonçait l’entrée dans ce bled inconnu, un fourgon de gendarmerie était posté, deux gendarmes pités devant guettant avidement la route. « Tu vas voir que ça va être pour nous… » marmonna Marc. Nathalie se redressa soudain un peu stressée. « Tu crois que s’ils nous arrêtent ça passera ?
-Ho quand même, j’ai vidé ma dernière bière y a un moment.
-Oui mais… tu as fumé.
-Mais arrête, ils les font jamais les test de salive. » Un des deux gendarmes fit signe à Marc de se garer sur le bas coté. Il arrêta donc la mégane à coté du fourgon et arrêta le moteur. Nathalie tenta un sourire mais ses traits tirés et son maquillage qui coulait légèrement ne la mettait pas vraiment en valeur.
Le premier gendarme, un jeune brun assez grand demanda ses papiers à Marc pendant que le deuxième, apparemment plus âgé, sortait un alcootest du fourgon. Marc fouilla dans la boite à gants, essayant de cacher le petit sachet d’herbe qui y trainait, et en sorti les papiers de la voitures qu’il tendit au jeune. Celui ci, l’air des plus sérieux, fit le tour de la voiture et vérifia tout. Il semblait… suspicieux. La tronche de Marc ne semblait pas lui revenir. Pourtant c’était un homme tout ce qu’il y avait de plus séduisant. Un grand brun à la peau mate. Ses longs cheveux un peu ondulés étaient parfaitement lisses et brillants et on lui devinait un corps d’athlète. Il était toujours gracieux dans ses mouvements et ses yeux gris pâles lui donnait un regard vif et acéré de prédateur. Si cet homme avait été un animal, ç’aurait sûrement été un tigre.
« Allez y monsieur, soufflez dans la machine s’il vous plait. » A coté de lui, Nathalie battait du pied nerveusement. « T’as raison, pensa Marc, montre leur qu’on a quelque chose à nous reprocher… » Il prit une grande inspiration et souffla dans l’embout de plastique. Le gendarme haussa un sourcil et lui dit : « Ha monsieur, votre taux d’alcoolémie dépasse le taux légal. Veuillez descendre du véhicule s’il vous plait, nous allons procéder à un test salivaire. »
Marc sursauta presque. « Non mais ça va monsieur l’agent, j’ai bu y a longtemps mais je suis clean, je fais la route depuis un moment et on est arrivés jusque là ! » Le gendarme sans se retourner alors qu’il retournait au fourgon chercher le matériel adéquat lui répondit : « Monsieur la loi est ce qu’elle est, même si vous pensez ne pas être un danger votre taux d’alcoolémie dépasse le taux légal.
-Mais je suis pas un danger y a personne sur les routes à cette heure ci ! » Marc commençait à s’énerver. Nathalie lui demanda de se taire mais le jeune gendarme avait ouvert la portière et faisait désormais sortir le jeune homme. Marc tenta bien de se débattre et de crier un peu mais ça ne servait à rien. Il avait toujours détesté les poulets et là… c’était pas prêt de passer.
Le contrôle de salive fut fait et le verdict tomba : positif à la marie juana. « Monsieur nous allons devoir vous conduire au commissariat, vous allez nous suivre s’il vous plait. » Nathalie commença à pleurer en voyant son mari embarqué ainsi, menottes au poignet. « Mais comment je vais rentrer moi ? Je sais pas conduire !
-Nous allons vous ramener madame, montez, la voiture sera emmenée en fourrière le temps de la garde à vue. » Marc semblait bouillir intérieurement. S’ils trouvaient la came ? Il risquait cher et commençait à paniquer…
Après une dizaine de minutes de trajet, il fut descendu au commissariat et Nathalie fut ramenée chez elle par un taxi. Quand elle fut hors de vue, Marc commença à beugler : « Mais tas de cons, c’est juste un joint ! Ca va ! Foutez moi la paix ! » Deux autres gendarmes arrivèrent pour le mettre à terre. Il se débattit mais aussi musclé fut il, il était menotté et seul contre trois. Il réussi tout juste à cracher sur un de ces sales poulets de merde et à prendre un violent coup de poing dans le visage.
En cellule… seul… il continua de les insulter un peu puis se contenta de sagement saigner du nez, sur le conseil d’un des gendarmes, taillé comme une armoire à glace et apparemment très porté sur le contact physique. Il fini par s’endormir rapidement, sonné par le coup, et par la drogue…
Le lendemain il fut réveillé par un jeune homme en uniforme. Il devait avoir à peine 20 ans et semblait d’une arrogance rare. Il se planta devant les vitres de la cellule et tendit un document devant lui. « Hey soûlard regarde ce qu’on a pour toi ! Un joli mandat !! Apparemment, t’as fais une connerie qui a pas plu du tout à mes supérieurs ! » Marc blêmi et se leva pour voir le document officiel. Il n’eut pas le temps de lire grand chose mais il comprit qu’il allait finir en prison et ne plus revoir sa femme avant un moment. Il savait qu’il risquait gros en acceptant mais ça ne devait pas durer longtemps. Ca devait juste passer. Ils allaient fouiller sa voiture et son garage et tout trouver… Lui il voulait juste un peu de sous pour sa femme et lui. Pouvoir déménager, avoir une maison plus grande et pourquoi pas y faire un bébé ? Il s’était dit qu’il n’y aurait pas de problème. Qu’en quelques jours il n’aurait pas le temps de se faire prendre…
Il tournait comme un lion en cage, ne voyant même plus le temps qui passait. Comprendrait-elle ? Resterait-elle ? S’en sortirait-il en prison ? Par moment il s’asseyait sur la banquette et tentait de respirer calmement mais le stress reprenait le dessus. Puis il fut brutalement sorti de sa réflexion par le même gamin que le matin. « he ben toi t’as gagné le gros lot !! 150 kilos !! Me dit pas que c’était pour ta consommation perso ! T’aurais vu la tête de ta femme ! Et la tronche de ta voiture après notre passage ! J’ai cru comprendre qu’il vous restait deux ans de crédit pour la payer ? » Marc était livide, bloqué sur place, debout au milieu de sa cellule. Alors ils avaient tout trouvé…